mardi 20 décembre 2011

Fitz Roy, El Chalten et le vent


Coucou,

Voici enfin les photos de notre semaine passée autour du Fitz Roy, les connexions internet de El Chalten ne permettant pas de vous envoyer tout ça avant. 
Les jours un peu trop nuageux qui se profilaient ont eu raison de nous, nous sommes donc dans une vraie ville pour vous montrer tout ça, un peu station balnéaire avec son Casino mais nettement plus moderne pour le Wifi, El Calafate...

Bref, voici ce fameux parc naturel autour de plusieurs sommets et les fameux Fitz Roy et Cerro Torre. Ce paradis des montagnards, fort en contraste que ce soit des couleurs, toujours autour de glaciers, pics de granit, lacs ou de la météo entre cagnard, froid glacial, vents à décorner les bœufs, est donc pourvoyeur de fortes émotions.
Nous avons débuté au pas de course, 2 jours et surtout un, sous un ciel parfait pour aller au plus loin accessible sans raquettes ni crampons et pour voir ce fameux glacier géant, jaune et qui n'entend rien (Hielo Sur).
Le passage le plus délicat fut la rivière glaciale comme un fluide, avec du courant (-10Volts) pour une séance masochisme avant de voir ces merveilles de glaciers (Berthillon en serait jaloux) et sommets enneigés. Le retour a été pareil, la même rivière avec la bonne  idée de la retraverser à l'endroit où elle est moins profonde mais s'étale en plusieurs bras. Résultat, Lisa perd ses superbes tongs Birk' et on s'éclate de nouveau les pieds dans le froid. Heureusement, le vent était de notre côté et nous a permis de récupérer les fameuses sandales de l'autre côté du lac après une bonne heure de navigation, photo à l'appui. Que d'aventures n'est-ce pas ? Retour à El Chalten le lendemain, toujours pleins de bobos aux pieds qui nous donnaient envie de journées de repos. Mais…le temps est toujours maître et 2 jours de beau s’annonçaient avant un jour de pluie. Nous poursuivons donc sur les sentiers plus communs, autour de ce mont mythique, le Fitz Roy et du Cerro Torre, chemin moins ardu pour nous préserver. Ce fut mitigé, certains sommets ayant la tête dans les nuages puis un lever matinal nous a permis de voir la magie du Fitz rougeoyant puis étincelant avant de nous faire pétrifier de froid. Direction la descente, les chemins Argentins ne se prennent pas la tête, tout droit et en plein dans le vent, ça va plus vite. Nous avons pu rentrer avec ces vues fantastiques et l'espoir d'y revenir pour faire un autre sommet... Ce parc est en effet un rêve et on aurait voulu y rester des lustres, tellement il offre de possibilités et des circuits improbables mêlant alpinisme, rando glacier, grands dénivelés… Ceci a été décuplé par nos Pyrénéens rencontrés à Puerto Natales puis de nouveau ici, spécialistes de la débrouille et du catalogue du vieux campeur. On a appris pleins de choses sur la montagne et aussi sur certains montagnards zélés qui se délestent en découpant leur duvet à la taille, juste sous leur doudoune et sur toutes les voies d'escalade autour de Cassis. Bref, après cette passion révélée de la montagne en trekking, l’escalade et l’alpinisme s’annoncent… Les stages en montagne vont être nombreux ! Mais le temps passe vite ici sauf le mauvais. Le bulletin météo du parc national nous a coupé les pattes, pleins de nuages en prévision. Nous repartons donc hativement un peu frustrés de ne pas avoir pu faire encore une bonne grimpette mais on ne regrette pas d'avoir pas mal carburé à Torres del Paine pour être ici plus tôt et forcé un peu nos orteils à poursuivre toujours plus. La météo nous dirige. Et puis El Chalten sans randonner, c'est un peu comme être malade et contraint de regarder les feux de l'amour, je sais aucun rapport. En plus on avait fait tous les cafés wifi et les bonnes pizzerias et nos potes étaient partis, sniff, la déprime.

Pleins de photos du coup, une dernière de Puerto Natales pour commencer avant le parc national.
On a maintenant des jours tranquilles avant Noël à Ushuaïa, nouvel an avec pleins d'animaux du grand froid puis de nouveau de grandes ballades.
13ème nuit d'affilée en tente (sans tapette à mouche malheureusement), grand confort on vous rassure et surtout hyper tranquilles. Ce sera le grand luxe pour Noël.

On vous embrasse bien.



Puerto Natales, Chili

La route magnifique au bord des lacs en route pour El Chalten

Déjà les grands sommets au loin


Présentation des protagonistes

Au matin 


Le Fitz et le Poincenot

Le Cerro Torre et ses frères

Lago Viedma


Laguna et glacier Toro, au loin

Le Rio glacial

En route sur le glacier



Le sommet, Paso del Viento, 1500m

Hielo Sur





Même glacier à la descente, entre les crevasses

Les Birk flottantes


Laguna Torre


Un petit glaçon en forme de ce que vous voulez

Laguna Hija y Madre

Cousin moins coloré du Woody Woodpecker 
Fitz Roy et lagun de los tres au lever




Laguna de los Tres



Laguna Sucia







Laguna Capri

samedi 17 décembre 2011

Argentine part II, au pays des randonneurs, au pied du Fitz Roy, El Chalten

Coucou à tous/toutes,

Nous voici en grande forme dans la continuité de la Patagonie de Torres del Paine au Chili.
Cette fois-ci en Argentine dans un autre parc au pied des fameux Fitz Roy et Cerro Torre. Paradis des randonneurs, escaladeurs, ce parc a pour point commun avec Torres del Paine sa beauté, sa continuité à travers un énorme glacier, le Hielo Sur dont les orteils nous donnent nos "petits glaciers aperçus précédemment (Dickson, Grey), ou à voir (Perito Moreno). 
Après passage de la frontière, nous sommes arrivés sous un grand ciel bleu rendant la route magique mais tellement frustrante, assis dans notre bus.
Nous avons choisi de passer les 2 premiers jours hors des sentiers battus pour aller voir ce fameux glacier géant, le Hielo Sur. La journée fut épique, une vingtaine de km, 1500m D+, pour arriver au Paso del Viento où la vue était vraiment grandiose sur cette étendue blanche. Le moment le plus délicat a été la traversée d'un rio venant directement du glacier, avec du courant et une bonne séance de masochisme à nous brûler les orteils. C'est passé avec un petit passage de marche sur glacier. Bref, journée géante, nuit tranquille à boire l'eau des montagnes. Tout va bien même si un peu de repos est nécessaire pour encaisser les km parcourus en peu de temps. On fait tranquille pour les 2 prochains jours puis repos et encore de grosses journées.
Ce parc est magique, beaucoup de possibilités, ce sont les Pyrénées en remplaçant les sapins par des petits feuillus (ormes), et avec des sommets enneigés, de grands glaciers et des prairies de montagne.
Le gros hic c'est que ce village créé de toute pièce pour les randonneurs et donc très touristique ne présente que des connections wifi pourries, impossible de vous envoyer des photos en attendant de pouvoir tester tous les bars de la ville.

On vous embrasse bien fort, montagneusement.

mardi 13 décembre 2011

Still alive !!! 4 saisons de Torres del Paine

Coucou,

Nous voici revenu de notre trek ! Fabuleux, un parc magique entouré de glaciers dans la Patagonie Chilienne. Le temps est maître, les journées longues et les 4 saisons annoncées bien là. Nous partons donc en conséquence, avec comme objectif 6 jours et un septième au cas où. Au menu : pâtes, soupes faisant office de sauces, soupes chinoises, pâtes, soupes chinoises, pâtes (j'arrête), spécial K, lait en poudre et eau de la montagne...avec du Tang (et oui ça existe encore ici !). Le bus jusqu'au parc ne nous permet pas de partir très tôt mais les journées sont longues. Nous apercevons en route un renard, des Nandous, et pleins de moutons.
Démarrage sous un grand ciel bleu, chargés comme des mules mais sur un trajet quasi plat, serpentant au bord du Rio de Paine, gris-bleu, fondant directement des glaciers qui mêlent ces poussières à leur eau bleue et des guanacos, cousin de la vigogne mais plus racé course comme le lama. Les Incas ont ils créés les Alpagas en croisant les guanacos avec d'autres animaux ? Un caniche est suspecté...
Revenons à nos moutons. Vu le temps, l'envie de se tester, nous poussons jusqu'à 21h pour faire 2 étapes en étant sûr de voir le paysage. 39km au premier jour, les pieds ! Démarrage au deuxième jour qui s'annonce "potable" avec quelques nuages et un col en vue. Lisa a été impressionnante, d'une rapidité folle qui nous a permis encore d'accélérer. Entre les glaciers et les blocs qui s'écrasent dans un vacarme fracassant, neves, puis vents terribles mêlés de pluie et neige, nous passons le col et courrons dans la descente pour passer la pluie. Nous arrivons sur l'énorme glacier Grey craquelant, puis au premier camp. Bref, le plus terrible est d'osciller entre chaud et glacial, soleil et vent neigeux, à mettre et enlever nos couches de fringues mais c'est grandiose et on est tellement heureux d'avancer. La nuit fût ensuite inquiétante, beaucoup de pluie et un réveil sous la neige, la grêle avec autour de nous des gens inconscients qui voulaient passer le col dans ces conditions... Comme on se les gelait dur et que nous étions en forêt sans vue aprticulière, nous décidons d'aller chercher le beau temps. Ce côté du parc est souvent très venteux et couvert, vu les vents d'ouest et les plus hauts sommets du coin. Deux gorges rouges se traversent par des échelles vertes glacées, impressionnantes puis arrivée rapide au sec et avec un vent qui nous pousse vers le refuge grand luxe où nous faisons le plein de chaleur et de chocolat chaud. Comme le temps s'était dégagé, nous n'avons pas pu voir le derby télévisé Real Madrid et FC Barcelone, on poursuit donc jusqu'à la vallée des Français, avec vues terribles sur les lacs turquoises, les forêts colorées. On pousse encore un peu pour dormir en sauvage dans la vallée. Démarrage à l'aube pour faire la vallée, redescendre le long des grands lacs puis remonter au campement des Torres, ces tours de granit emblématiques. Toujours dans le sillage de Lisa, nous courrons, entourés de Condors, du vent qui nous retourne. Petite visite des Torres au coucher du soleil pour être sûr de voir les tours dégagées. Et enfin l'été au réveil avec un grand ciel bleu qui récompense notre frénésie et nous permet de revoir les Torres au lever, sous un vent encore fort (on s'est fait retourner en haut, rien compris). Nous terminons toujours en cavalant, surtout sur la pénible route qui nous mène au bus et permet de boucler la boucle.
Résultat, on est pas peu fiers, 4 jours et demi, bien crevés mais que des belles choses, on se connaît maintenant beaucoup mieux en rando dans ce pays où le temps est maître. Au final, 120km, 6000m D+/- et tellement d'ampoules qu'on pourrait faire une guirlande, ça tombe bien c'est noël ! 
On était tellement excités, ça a été super riche en émotions et on a déjà hâte de repartir autour du Fitz Roy, autour d'Ushuaïa puis sur les volcans enneigés plus au Nord...
Mais vous en faites pas, on n'est pas fou, on apprend. On aurait jamais tenté le passage du col sous le sale temps. Un autre facteur était que le grand circuit rencontre ensuite le circuit classique appelé W et il y a beaucoup de monde. Nos étapes permettaient d'être en dehors des étapes classiques, les chemins sont parfois étroits... Comme disent les brésiliens, vale la paine, ce parc Torres !
On a loupé de peu nos amis Céleste et Anthony, qu'on espère retrouver plus haut. On vous encourage à aller voir leurs photos de leur parcours sur les Torres, les journées ensoleillées étant souvent différentes (http://chauvintrip.blogspot.com/) et quelques photos des fjords Patagoniens en bateau à venir...

Une pensée émue pour notre Jonny qui vient de prendre sa retraite internationale, merci aux informateurs. Journée de deuil national en Patagonie, 2 jours de repos.

En bonus, les dernières de Buenos Aires, la tienda de Angel et le très joyeux cimetière de La Recoleta avec la tombe d'un prix Nobel de chimie, Mr Leloir.

On vous embrasse bien fort. Quelques nouvelles avant nos journées treks eu parc des glaciers en Argentine et un petit dîner avec nos Pyrénéens de Puerto Natales, décidément on attire les français de ce coin... Coïncidence ?

Chez Angel

La Recoleta

Tombe de Leloir

J1 Torres del Paine

Entre forêts incendiées

Eaux du Rio Paine


15kg sans l'eau

21kg, très bonne idée, on s'en balance pas, ça boost!






Lago Paine

Un Woody Woodpecker

Arrivée au Lago et glaciar Dickson avec son petit Iceberg

J2 démarrage de Dickson

Glaciar Los Perros


Traversée des neves

Encore des glaciers près du plus haut passage, le Paso John Gardner, 1241m

Des km de Glaciar Grey

J3, premiers rayons de soleil, front du glaciar Grey

Un Iceberg du Grey




Lago Grey
Redémarrage après le mountain Lodge (refuge luxueux)

Lago Péhoé


Entrée de la vallée des Français


Lac bleu de ce côté, turquoise de l'autre

J4, vallée des Français



El Condor


Lac Nordenskjold (facile)





Les Torres du soir


Lever du soleil du J5 sur les Torres






Notre maison

L'hôtel Las Torres où on n'est pas allé

Un oiseau qui doit beaucoup loucher pour manger

Les guanacos



Le parc en fond